Actualités

24/01/2018

Conférence

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La GPA – L’ubérisation de la filiation : une évolution sociétale inéluctable ?

17h30

Amphithéâtre Rabelais de la nouvelle faculté de Médecine (641 avenue du Doyen Gaston Giraud)

Formulaire d’inscription sur http://espace-ethique-lr.org/evenement/gestation-pour-autrui-uberisation-de-la-filiation-une-evolution-societale-ineluctable

 

 

 

 

Après 36 ans en tant que PU-PH à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart, René Frydman exerce aujourd’hui à l’hôpital Foch de Suresnes. Israël Nisand, professeur de gynécologie-obstétrique et de sciences humaines à l’université de Strasbourg, exerce à l’hôpital de Strasbourg.

Dans un manifeste publié par Le Monde en mars 2017, le Pr René Frydman, père scientifique du 1er bébé éprouvette, demandait l’assouplissement de la législation française encadrant la procréation assistée, l’une des plus restrictives d’Europe. 130 médecins en étaient signataires, au nombre desquels le Pr Israël Nisand. Sur la question de la gestation pour autrui (GPA), en revanche, ces deux grands spécialistes de la reproduction et du développement de l’assistance médicale à la procréation ne sont pas d’accord. L’un s’inquiète de l’aliénation que constitue pour une femme porteuse la commercialisation de son corps. L’autre estime que tout interdit a des conséquences bioéthiques négatives et plaide pour un examen des demandes au cas par cas. On estime que le nombre d’enfants issus d’une GPA à l’étranger a été multiplié par cinq depuis 2014 en France. Ce « tourisme procréatif » est porté par un contexte doublement favorable : une médicalisation croissante de la reproduction et une globalisation irrépressible, en dépit de particularités culturelles et de certaines pratiques effrayantes. Un marché mondial de la procréation que les états peinent à contrôler.

Un tel bouleversement des lois de la reproduction, en décalage avec les représentations plus ou moins partagées de ce qu’est une famille, suscite un vif débat partout dans le monde. N’y a-t-il pas une confusion entre désir d’enfant et droit à l’enfant ? La reconnaissance d’un tel « droit » tend-il à traiter l’enfant comme un objet, surtout quand son existence résulte d’une transaction financière ? Qu’en est-il du droit des enfants (reconnaissance de filiation) et de celui des femmes porteuses ? La question éthique la plus cruciale est de savoir si le recours à la GPA se fait au détriment du respect de la dignité des personnes.

26/01/2018

Colloque

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Anticiper, Prévoir, Prédire en Psychiatrie : Enjeux éthiques

De 8h30 à 17h

Lieu : Amphithéatre HA1 – Hôpital Adultes de la Timone (s/sol), 264 Rue Saint-Pierre, Marseille, 13005 France + Google Map

Plus de renseignements ici ou au 04 91 38 44 26/27

 

Anticiper, prévoir, prédire sont des thématiques qui parcourent l’histoire de l’humanité ; elles jalonnent la vie quotidienne, le champ des sciences, les pratiques de la médecine et de la psychiatrie. Dans un temps perpétuellement fuyant où le présent est chargé du passé comme du futur, que recouvrent ces concepts et quels en sont leurs différents usages sur le plan historique et dans la société contemporaine ?

Expliciter le cadre et le déroulement du soin a un effet rassurant, une perspective se dessine et aide à redonner une temporalité au regard du temps accéléré ou figé. Mais le projet de soin peut être aussi porteur de détermination, de prédiction, de prophétie. Faut-il empêcher l’imprévisible et l’incertain qui sont inhérents à l’action et aux choix auxquels le patient doit-être confronté ? Programmes, protocoles s’opposent parfois à la créativité et aux capacités d’initiative. Ainsi l’anticipation devrait proposer exploration plus que planification. Mais que penser de procédures innovantes – telles les directives anticipées qui permettent à un patient d’exprimer à l’avance ses volontés concernant sa prise en charge future – ou de nouveaux modèles d’envisager la santé et le soin (médecine prédictive) ? Quelles sont les relations entre art, improvisation et anticipation ?

Pourtant, face à l’éventuel danger à trop anticiper, à trop prévoir, et finalement, tendre à limiter le futur davantage qu’à le construire, il est légitime de prévoir et prévenir les évolutions préjudiciables. Les soignants sont dès lors confrontés à des dilemmes éthiques. Doit-on prédire une maladie si on ne connait pas de traitement curatif ni même de mesures de prévention à cette pathologie ? Dans la mesure où le diagnostic a une connotation pronostique, poser un diagnostic à l’adolescence n’engaget-il pas quelque chose de l’avenir ? Comment agir face à l’extrême difficulté d’évaluation et de prédictivité du risque suicidaire ? Nous proposons d’interroger en quoi la prévision et l’anticipation participent d’une organisation pertinente de la prévention, du soin et de l’autonomisation du patient, ou, au contraire, d’une limitation de ses possibilités évolutives, et de celles de son entourage familial et soignant.

La vocation de ce colloque est d’inviter à une réflexion multidisciplinaire visant à éclairer les enjeux éthiques de l’anticipation, de la prévision et de la prédiction dans l’orientation de nos choix thérapeutiques tant au niveau de la clinique singulière que des actions institutionnelles et sociétales.

Projection publique gratuite du film « Shock corridor »

Organisé par la commission « Ethique et Psychiatrie » de l’EEM/EE-PACA-Corse/UMR 7268-ADES

26/01/2018

Journées d'études

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Sensori-motricité, intersensorialité et réalité virtuelle

De 9h à 17h

Grande Salle des Colloques 4ème étage du Bâtiment Stendhal, Université Grenoble Alpes, 1361 rue des résidences, 38400 St Martin d’Hères
Cliquez ici pour le plan du site

Dans son ouvrage Mondes animaux et mondes humains, le biologiste et éthologue Jacob Von Uexküll montre que chaque espèce possède son Umwelt, son "Monde propre" auquel elle donne sens et qui lui impose ses déterminations (Pour un aggiornamento des idées d’Uexküll en neurosciences, cf. Neurobiology of "Umwelt" de Berthoz). Dans Le Geste et la parole, et notamment dans le tome 1 Technique et langage, l'anthropologue André Leroi-Gourhan analyse la manière dont langage et technique se combinent pour tresser le rapport à notre milieu et constituer celui-ci comme Monde. Nous nous proposons d’étudier comment les modifications de la perception par la technologie déboucheront sur la constitution d'imaginaires spécifiques et par conséquent sur l'émergence de nouveaux mondes communs.

La question de la techno-sensorialité nécessite de s’interroger préalablement sur les relations sensori-motrices et l’intersensorialité qui nous permettent d’unifier et stabiliser nos perceptions. Comment les perceptions et la motricité se réorganisent-ils après une amputation, avec le port d’une prothèse ou en cas de greffe ? Comment les augments sensori-moteurs permettent-ils de redonner sens au corps désintégré ? Comment les différentes technologies et systèmes de réalité virtuelle, qui peuvent être considérés comme de véritables prolongements de l'individu et donc comme "prothèses", permettent-ils de ré-interroger le(s) corps (amputé, etc), les individus, leurs sensorialités et leur "Monde propre" ? Que permettent « en réalité » les systèmes de réalité virtuelle actuels dans cette intégration sensori-motrice ?

Le programme détaillé des conférences et intervenants de chaque journée est disponible sur le site internet du séminaire à l’adresse : www.corps-protheses.org

Pour tout renseignement complémentaire, merci d’envoyer un mail à l’adresse : contact@corps-protheses.org

30/01/2018

Conférence

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Quels risques prend on à ne pas en prendre ?

18h00

Salle des actes de la faculté de Médecine (2 rue de l’école de médecine)

Lien pour accéder au formulaire d’inscription sur le site de l’Espace éthique : http://espace-ethique-lr.org/evenement/quels-risques-prend-on-a-ne-pas-en-prendre

Après avoir enseigné la philosophie 20 ans en lycée, Alain Guyard quitte l’Education nationale pour devenir « philosophe forain » avec la volonté de faire sortir la philosophie du carcan académique. Il dispense des cours de philosophie en prison, dans des centres sociaux, des maisons du peuple en plein champ ou en hôpital psychiatrique via son association Diogène consultants. Son but est de « ramener la philosophie à sa dimension charnelle, dérangeante, remuante, faisant irruption là où on ne l’attend pas, causant à tous les hommes, même aux humbles sans grade et sans diplôme. Surtout à eux ».

Le principe de précaution est devenu omniprésent jusqu’à faire l’objet d’un usage quasiincantatoire dans toutes les sphères de la vie sociale. Il répond à une recherche perpétuelle de sécurisation, de neutralisation du risque par des garanties préventives. Particulièrement dans le domaine médical. Les individus se fient à l’organisation technico-scientifique du soin pour assurer la sécurité. La confiance est aussi partie intégrante de la relation thérapeutique, même si les changements sociétaux l’ont rendue plus relative. Mais une demande d’escamotage total du risque est impossible à satisfaire : face aux éléments d’indétermination incompressibles, le doute surgit, la sécurité vacille. Les soignants ont une appréciation subjective du risque qui n’est pas une donnée tangible. De même, l’idée que chacun d’eux se fait de sa responsabilité est variable. Dans ce contexte flou, le premier risque pour une personne vulnérable ne consiste-t-il pas à être soumise à l’arbitraire du jugement de son entourage, soignants et proches ? La recherche d’évitement des risques identifiés comme tels par les professionnels de santé estelle parfois susceptible de conduire à un immobilisme, une abstention, voire même à une aliénation de la personne que l’on veut protéger ?

07/02/2018

Conférence

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(E)mouvoir et agir : les mouvements citoyens comme expression politique au quotidien

De 18h30 à 20h30

CNAM, 2 Rue Conté, 2 Rue Conté, Amphi Abbé Grégoire, 75003 Paris, France

Inscriptions en ligne

C’est au cœur des quartiers populaires que s’exprime souvent une capacité d’agir du quotidien diffusée dans la pluralité des situations de vie  et trop souvent invisible.

Témoignages : Collectif Pas sans nous, Claire Hédon, journaliste, présidente ATD Quart Monde

Intervenants : Patrick Vassalo, conseiller territorial adjoint au maire Ville de Saint Denis,élu délégué économie sociale et solidaire, Marie-Hélène Bacqué , sociologue et urbaniste, Paris X Nanterre

Cet événement fait partie du cycle "Handicaps, dépendance, vulnérabilités et solidarités. Savoirs expérientiels et pouvoir(s) d’agir"
Un cycle de réflexions et de  rencontres publiques

Nous assistons depuis plusieurs années à l’émergence d’un rapport nouveau aux nécessités de l’existence – maladie, handicap, vieillesse – qui ne relève ni du témoignage, ni du militantisme. Puisant dans l’expérience quotidienne, les personnes concernées, en situation de vulnérabilité, cherchent à faire reconnaître leurs savoirs particuliers, à se faire une place au sein de la société et, plus largement, à enrichir nos visions du bien commun.

« Pouvoir d’agir » ou encore « empowerment » dit-on depuis quelques années pour désigner l’appropriation individuelle ou collective des pouvoirs dont chacun(e) dispose malgré sa condition, voire grâce à elle. L’enjeu est pour nous d’identifier les pratiques, multiples, que recouvrent ces formes nouvelles d’action et de voir en quoi elles ébranlent nos représentations, les pouvoirs institués et les concepts classiques de l’éthique.

Ce cycle de rencontres publiques sera l’occasion de multiples partages de savoirs et de points de vue ; elles viseront, dans un cadre pluraliste, à décloisonner les expériences sans pour autant les amalgamer. Elles se nourriront notamment des réseaux – Personnes âgées, situations de handicaps, vulnérabilités sociales, bientôt santé mentale - ainsi que d'autres initiatives au plus près des réalités de terrain dont l’Espace éthique Ile-de-France capitalise les expertises depuis plusieurs années.

21/03/2018

Conférence

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Vivre avec son handicap dans les mondes virtuels

De 18h30 à 20h30

CNAM, 2 Rue Conté, 2 Rue Conté, Amphi Abbé Grégoire, 75003 Paris, France

Inscriptions en ligne

Le monde virtuel, souvent décrié, peut-il offrir un espace de normalisation,  de déstigmatisation en permettant l’appartenance à une communauté d’utilisateurs ?

Témoignages : personnes handicapées travaillant sur le sujet avec le laboratoire CEDRIC du CNAM

Intervenants : Jérôme Dupire (Chercheur et maître de conférence Laboratoire  CEDRIC (CNAM) et Léo Coutellec (chercheur en éthique des sciences et en épistémologie, département de recherche en éthique, université Paris Sud - Paris Saclay, Espace éthique IDF, Labex Distalz) 

Cet événement fait partie du cycle "Handicaps, dépendance, vulnérabilités et solidarités. Savoirs expérientiels et pouvoir(s) d’agir"

Un cycle de réflexions et de  rencontres publiques

Nous assistons depuis plusieurs années à l’émergence d’un rapport nouveau aux nécessités de l’existence – maladie, handicap, vieillesse – qui ne relève ni du témoignage, ni du militantisme. Puisant dans l’expérience quotidienne, les personnes concernées, en situation de vulnérabilité, cherchent à faire reconnaître leurs savoirs particuliers, à se faire une place au sein de la société et, plus largement, à enrichir nos visions du bien commun.

« Pouvoir d’agir » ou encore « empowerment » dit-on depuis quelques années pour désigner l’appropriation individuelle ou collective des pouvoirs dont chacun(e) dispose malgré sa condition, voire grâce à elle. L’enjeu est pour nous d’identifier les pratiques, multiples, que recouvrent ces formes nouvelles d’action et de voir en quoi elles ébranlent nos représentations, les pouvoirs institués et les concepts classiques de l’éthique.

Ce cycle de rencontres publiques sera l’occasion de multiples partages de savoirs et de points de vue ; elles viseront, dans un cadre pluraliste, à décloisonner les expériences sans pour autant les amalgamer. Elles se nourriront notamment des réseaux – Personnes âgées, situations de handicaps, vulnérabilités sociales, bientôt santé mentale - ainsi que d'autres initiatives au plus près des réalités de terrain dont l’Espace éthique Ile-de-France capitalise les expertises depuis plusieurs années.

04-05/04/2018

Colloque

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Colloque Stella Incognita « Science-fiction, prothétisation, cyborgisation »

De 9h à 17h

Entrée libre et gratuite (sans inscription)

Le programme détaillé des conférences et intervenants de chaque journée est disponible sur le site internet du séminaire à l’adresse : www.corps-protheses.org

Pour tout renseignement complémentaire, merci d’envoyer un mail à l’adresse : contact@corps-protheses.org

04/04/2018

Conférence

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Participer aux institutions de santé : les collectifs de parents d’enfants malades

De 18h30 à 20h30

CNAM, 2 Rue Conté, 2 Rue Conté, Amphi Abbé Grégoire, 75003 Paris, France

Inscriptions en ligne

Le savoir expérientiel, aussi générateur de souffrance qu’il puisse être, est souvent un levier fondamental pour agir sur les politiques publiques. Les collectifs de parents d’enfants malades peuvent illustrer cette co-construction.

Témoignages : Servanne Jourdy (présidente et fondatrice de l’association l’Etoile de Martin), une association à compléter sur les troubles Dys Leur fonction ?

Intervenante: Olivia Gross (Chercheuse en sciences de l’éducation et en Santé publique) 

Cet événement fait partie du cycle "Handicaps, dépendance, vulnérabilités et solidarités. Savoirs expérientiels et pouvoir(s) d’agir"
Un cycle de réflexions et de  rencontres publiques

Nous assistons depuis plusieurs années à l’émergence d’un rapport nouveau aux nécessités de l’existence – maladie, handicap, vieillesse – qui ne relève ni du témoignage, ni du militantisme. Puisant dans l’expérience quotidienne, les personnes concernées, en situation de vulnérabilité, cherchent à faire reconnaître leurs savoirs particuliers, à se faire une place au sein de la société et, plus largement, à enrichir nos visions du bien commun.

« Pouvoir d’agir » ou encore « empowerment » dit-on depuis quelques années pour désigner l’appropriation individuelle ou collective des pouvoirs dont chacun(e) dispose malgré sa condition, voire grâce à elle. L’enjeu est pour nous d’identifier les pratiques, multiples, que recouvrent ces formes nouvelles d’action et de voir en quoi elles ébranlent nos représentations, les pouvoirs institués et les concepts classiques de l’éthique.

Ce cycle de rencontres publiques sera l’occasion de multiples partages de savoirs et de points de vue ; elles viseront, dans un cadre pluraliste, à décloisonner les expériences sans pour autant les amalgamer. Elles se nourriront notamment des réseaux – Personnes âgées, situations de handicaps, vulnérabilités sociales, bientôt santé mentale - ainsi que d'autres initiatives au plus près des réalités de terrain dont l’Espace éthique Ile-de-France capitalise les expertises depuis plusieurs années.

06/04/2018

Journées d'études